Le marché du Chatop se stabilise en 2019?

Début 2017, le marché du chatop était en pleine effervescence. Tout le monde y allait de sa proposition pour prendre sa part. Et quoi de plus simple que de proposer un outil de tchat en équipe? D’autant plus que Slack semble bien léger quand il s’agit de faire persister un peu l’information. Atlassian, IBM, Google, et Microsoft  y sont allés avec une proposition frontale. Facebook, lui a une approche un peu différente puisqu’il associe un réseau social d’entreprise classique à un module de tchat avancé type chatop. Teams étant intégré à l’offre Office 365 et possédant même une offre indépendante gratuite avec un nombre maximal d’utilisateurs confortable, il a réussit, sans surprise, à prendre une place très importante sur le marché. IBM, avec pourtant une offre prometteuse intégrant un moteur cognitif, et Atlassian avec une offre séduisante mais peut être trop similaire à Slack, retirent leurs solutions respectives Watson Workspace et Stride après seulement quelques mois de commercialisation. L’offre de Google arrivée un peu par surprise en mars 2018 est encore timide, mais prendra certainement sa place au sein de G Suite fin 2019 puisque annonce a été faite d’un regroupement de l’offre Hangouts.

Bien sûr d’autres tentatives subsistent. Notamment Mattermost en open source pourra répondre aux contraintes d’hébergement, Cisco Webex Teams bien associé à l’outillage conférence, Unify Circuit lui aussi très lié à la téléphonie, etc. Citons également Atolia qui fait le pari d’associer des fonctions très simples de gestion de contenu, et de projet aux “channels”. Une approche innovante qui doit encore se connecter aux applications du marché pour gagner en intéret, mais à qui on souhaite un bel avenir. Talkspirit également, à la manière de Facebook, propose une alternative bien connectée et séduisante pour faire persister l’information qui compte et outiller le travail collaboratif. Slack n’enrichit pas son interface et se rend très dépendant des applications tierces pour étendre ses usages et être vraiment utile. C’est là dessus que joue la concurrence.

En 2019, ce marché s’assagit, avec Slack et Microsoft en situation de monopole. Reste cependant à voir la véritable arrivée de Google sur le marché. Si Slack a peu d’intérêt pour un client Office 365, il en a aujourd’hui pour un client G Suite certainement encore dubitatif vis à vis de Hangouts Chat. Mais Google a déjà annoncé ne pas vouloir en rester là. Slack gardera un moment une longueur d’avance avec son marché de connecteurs impressionnant, et de plus en plus intégré en profondeur dans l’application. Avec Block Kit en effet, les applications tierces peuvent intégrer un maximum de leurs fonctions dans l’expérience utilisateur de Slack sans lui imposer de mémoriser des commandes. Le “bot” déporte la bonne partie de l’interface de l’application au service de l’utilisateur. IBM Watson Workspace avait initié cette idée prometteuse avant de se retirer du marché, et Teams de son côté préfère proposer l’application en entier dans un onglet, comme un module fonctionnel supplémentaire. Plus simple peut être en termes de temps d’appropriation, mais moins intégré et moins transparent pour l’utilisateur. Slack travaille dur à garder son avance face à une concurrence qui n’a jamais été aussi sérieuse malgré une baisse nette du nombre de compétiteurs.

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Thomas Poinsot
Thomas Poinsot

Consultant AMOA Digital

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